Pour épurer le paysage politique guinéen, le département de l’Administration Territoriale ne compte pas aller de main morte. Quitte à mettre les partis politiques au pas
Ceux-ci étant à majorité accusés d’exercer en violation des dispositions de la loi relative au fonctionnement des formations politiques en Guinée.
Parmi les partis politiques, dans le viseur du MATD, figure le GDE qui vient d’être mis sous observation.
Mais que reproche-t-on au parti (Guinée pour le Développement et l’Equilibre)? Son président évoque principalement un problème de compte bancaire.
« Nous avons fait tous les efforts nécessaires pour être en règle vis-à-vis du ministère de l’Administration du territoire et la décentralisation. Malheureusement nous avons utilisé mon compte personnel comme compte du parti, c’est avec ce compte que nous avons fait toute la transaction politique financière. Et lorsqu’ils ont posé la question de donner tous le détails sur ce compte, nous avons donné de 2018 à 2024 tous les relevés bancaires, toutes les transactions que nous avons eues à faire, parce que nous avons présenté notre candidature aux élections communales. Donc nous avons donné tous le détails, par rapport à ça, et comme il nous a été demandé au niveau du ministère de créer un compte pour le parti, nous avons créé un compte pour le parti. Mais si on a constaté encore qu’ils reviennent sur ce point, ça nous contraste parce que toutes les exigences ont été satisfaites », se défend Aboubacar Soumah.
L’autre manquement soulevé par le ministère de l’Administration du territoire, c’est la non tenue d’un congrès pour renouveler les instances du parti GDE.
Une course contre la montre engagée contre le parti qui promet de tenir son congrès dans un bref délai.
« Nous ferons tout pour être dans les règles. Le congrès est intenable pendant 45 jours parce que c’est de la base au sommet. Nous, nous sommes encore dans le délai, parce que nous avons tenu notre congrès le 20 avril 2020. Je pense que nous allons informer Mme la directrice nationale de l’administration. Puisque nous avons jusqu’au 20 avril 2025, pour tenir le congrès, nous sommes donc dans le délai », assure Aboubacar Soumah.
AOB














