Une manifestation s’est déroulée ce mercredi devant le palais du peuple, siège du conseil national de la transition. Elle a réuni des fonctionnaires parlementaires. Ces derniers s’insurgent contre une décision du secrétaire général du Conseil National de la Transition relative à l’évaluation des fonctionnaires parlementaires.
Selon Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du bureau syndical de l’administration parlementaire, « cette mobilisation fait suite à une décision du secrétaire général de l’administration en ce qui concerne l’évaluation des fonctionnaires parlementaires. Dans le contenu de cette décision, l’argument principal est relatif au nombre pléthorique de fonctionnaires parlementaires. Donc l’évaluation se fait pour mettre fin au contrat d’une catégorie de travailleurs qui ne répondent pas aux attentes du bureau du CNT. C’est ce qui a fait révolter les fonctionnaires parlementaires et c’est ce qui a prévalu à cette mobilisation de ce matin ».
Un début de dialogue a été instauré entre les travailleurs parlementaires et l’administration. Ce dialogue qui portait autour de la nécessité d’évaluer le personnel, s’est heurté cependant sur ce à quoi devraient aboutir les résultats.
«Le principe de l’évaluation des fonctionnaires parlementaires parce que c’est un principe sacro-saint. Une évaluation a pour objectif de corriger les insuffisances. Mais une évaluation ne se fait pas pour mettre fin aux relations de travail entre l’agent et l’institution parlementaire. Parce qu’il s’agit des emplois qui sont devenus des droits acquis », soutient le syndicaliste.
Les travailleurs attendent désormais le retour du président du CNT, Dr Dansa Kourouma, actuellement à la Oumra, pour debattre du problème.