Depuis 7 heures, le lundi 1er avril 2025, l’opération de contrôle des vignettes a commencé à Conakry et dans ses environs, avec une pénalité de 25 % en cas de non-conformité. Des policiers, gendarmes et agents du ministère des Transports ont été déployés dans divers carrefours du Grand Conakry. Ils doivent vérifier l’achat de la fameuse vignette par chaque conducteur d’engin roulant, motos et véhicules.
Au rond-point de Lambanyi, la scène est révélatrice. Un agent interpelle le conducteur d’une Mazda. Il est 16h 35 mn, ce mardi 2 avril. « Monsieur, où est votre vignette ? Elle n’est pas sur votre pare-brise, pourquoi ? » Le conducteur, visiblement pris au dépourvu, répond : « Je ne l’ai pas acheté. » Le policier, sous le regard sévère d’un gendarme, répond : « Garez-vous là-bas. Si vous ne payez pas, vous ne passez pas. » Le conducteur est alors dirigé vers un autre agent civil en casque orange, frappé de l’inscription DSD, pour régulariser sa situation.
Le même scénario se déroule à d’autres points de contrôle, notamment au T7, à la Cimenterie et sous les passerelles de l’autoroute Fidel Castro.
Toutefois, certains conducteurs tentent de contourner les points de contrôle. Rencontré à Sonfonia, Mouctar Diallo, motard, explique : « Je n’ai pas d’argent. Je préfère éviter la grande circulation », confesse-t-il.
Souleymane Soumah, un chauffeur de taxi, présent à Fossidet, a trouvé des horaires précis : « Je circule uniquement la nuit, entre 20 h et 4 h du matin. C’est plus tranquille ».
Malgré les efforts des autorités pour assurer le recouvrement des vignettes, des résistances persistantes. Le contrôle, qui a commencé ce mardi, devrait permettre à la Direction des Impôts de collecter ces recettes essentielles à l’atteinte des objectifs budgétaires du Gouvernement guinéen.
Amadou Diallo