Le président de l’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit (IRDED) ne cache pas sa colère suite au démantèlement du tribunal pour enfant, sis à Kaloum, dans les encablures du palais Mohamed 5.
Selon l’avocat, le déguerpissement est intervenu sans préavis, alors que plusieurs dossiers sont en jugement devant ce tribunal, regrette Me Thierno Souleymane Baldé.
« Il y’a quelques semaines, le personnel du tribunal pour enfant qui siège en face de la Haute autorité de la communication a été obligé de quitter ses locaux pour aller s’installer provisoirement dans le bâtiment qui a servi à organiser le procès du 28 septembre. Cela a été fait sans qu’il n’y ai un quelconque préavis, aucune disposition pour obtenir un local pour continuer le travail normalement, permettre de traiter les dossiers tranquillement. Ils ont agi sans tenir compte de la gestion des dossiers en instance », fulmine l’avocat.
L’IRDED tire la sonnette d’alarme sur le démantèlement de ce tribunal en charge de juger les infractions commises par les mineurs. L’avocat Me Thierno souleymane Diallo appelle le gouvernement à prendre des dispositions pour trouver une solution à ce problème.
« Nous ne savons pas les raisons pour lesquelles on a demandé aux magistrats de quitter le tribunal. Il y’a certains qui disent que puisque le bâtiment a été construit très longtemps, il y’a une nécessité de le faire rénover. Mais notre crainte aujourd’hui, c’est par rapport à la préservation des droits fondamentaux des enfants parce que c’est la juridiction spécialisée en matière des enfants », rappelle le président de l’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit (IRDED).
AOB