Le recensement électoral biométrique devrait démarrer le 15 avril prochain, selon un communiqué du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation (MATD). Cette opération qui vise à doter le pays d’un nouveau fichier électoral biométrique, se déroulera initialement fin le 30 mai 2025. Il inclura également les Guinéens établis à l’étranger.
Dans le cadre des préparatifs de cette opération, nous avons voulu connaître la posture de certaines grandes formations politiques, qui ont actuellement maille à partir du MATD. En effet, dans le cadre de l’évaluation des partis politiques, ce département ministériel a, entre autres, suspendu l’UFR et le RPG arc-en-ciel, tout en manifestant l’UFDG en observation.
D’où la question de savoir, si ces formations politiques entendent faire enrôler leurs militants.
Ainsi, à l’Union des forces démocratiques de Guinée dirigée par Cellou Dalein Diallo, en exil, la réponse à cette question est sans ambiguïté.
« On crée un parti pour la conquête du pouvoir. Je réponds par oui, nous allons prendre part à ce recensement. Et nous invitons d’ailleurs nos militants à se faire recenser », a tenu à préciser Joachim Baba Millimouno, directeur de communication de l’UFDG.
« Comment on peut remporter une élection, si on ne va pas à cette élection ? Et pour voter, il faut se faire recenser. C’est donc normal que l’on encourage nos militants à se faire recenser », en at-il appelé, par conséquent.
Et de rappeler d’ailleurs, que, contrairement aux autres grands partis : « l’UFDG n’est pas sous sanction », relève M. Millimouno. Il va de soi donc, ajoute-t-il, comme pour conclure, que les militants du parti se feront recenser pour prendre part aux prochaines échéances électorales .
A rappeler que le processus de retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, d’après les autorités de la transition, passera d’abord par la tenue d’un référendum constitutionnel. C’est seulement après, semble-t-il, que l’ordre des différentes élections sera fixé. 2025 ayant notamment été déclarée « année électorale » par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya.
AOB