Le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, a fixé la date de la tenue du referendum constitutionnel au 21 septembre prochain. Le décret a été lu sur les ondes de la télévision nationale le 1er avril dernier par le Général Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence de la République. Cette annonce ne semble cependant pas réalisable, aux yeux de certains acteurs sociopolitiques.
A l’image de Dr Edouard Zotomou Kpogomou, Alseny Farinta Camara aussi n’y croit. Le coordonnateur pays de « tournons la Page » appelle d’ailleurs à ne pas se leurrer. Pour lui, les fondamentaux sont loin d’être réunis pour aller à ce referendum.
« Il faut être réaliste dans la mesure où nous n’avons ni une constitution fiable, ni un code électoral qui nous rassemble, ni un fichier électoral crédible, ni un opérateur technique à plus forte raison un budget électoral réaliste. Est ce que tout ceci peut-être rendu possible avant la date indiquée ? Je ne saurais le confirmer ou infirmer puisque la gouvernance de Mamadi Doumbouya est marquée par du pilotage à vue », a-t-il fait savoir.
L’activiste de la société civile appelle cependant les citoyens à se faire recenser sur la liste électorale. « Je demande à tous les citoyens guinéens aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines et péri-urbaines à se faire recenser sur la liste électorale. C’est le droit de tous les citoyens de se faire recenser pour une participation citoyenne active dans le processus de prise de décision. Car, les citoyens ne naissent pas, ils se font ».