Dans la capitale guinéenne, où la circulation est dense et les embouteillages quasi permanents, les motos-taxis représentent souvent l’alternative la plus rapide, notamment pour les trajets entre les domiciles et les écoles. Pourtant, le constat est alarmant : de nombreux enfants, parfois au nombre de quatre ou cinq, sont transportés sur une seule moto, sans protection ni accompagnement adéquat.
Fatoumata Camara, citoyenne préoccupée, n’a pas caché son indignation au micro d’Allureinfo.net. « Je suis écœurée chaque fois que je vois des enfants entassés à l’arrière d’une moto. Ils ne sont pas mentalement préparés à faire face au danger. J’exhorte tous les parents à accompagner leurs enfants jusqu’à l’école. La circulation matinale est intense, chacun est pressé, et nos enfants ne doivent pas être exposés à de tels risques. La vie humaine est sacrée, et les enfants représentent l’avenir de ce pays », a-t-elle déclaré.
Les témoignages sont nombreux, à l’image d’Oumar Keïta, père de famille, qui insiste sur son engagement quotidien pour assurer la sécurité de ses enfants. « Chaque matin, j’amène moi-même mes enfants à l’école. Avec la voiture, les risques sont moindres comparés à la moto. Éduquer un enfant, ce n’est pas seulement le nourrir, c’est aussi le protéger. Surcharger une moto avec plusieurs enfants, c’est les exposer au danger. J’invite les autorités à sanctionner sévèrement les parents qui continuent cette pratique irresponsable. »
L’usage des motos-taxis, bien qu’essentiel à la mobilité urbaine, ne doit pas se faire au détriment de la sécurité des plus vulnérables. Pour de nombreux parents, il est temps de concilier accessibilité, responsabilité et protection de l’enfance.
Morlaye Demba














