Dans la capitale guinéenne, l’occupation anarchique des trottoirs et emprises routières prend de l’ampleur, causant d’importants embouteillages et exposant les citoyens à de graves dangers.
Pour Mamadou Alpha Diallo, citoyen concerné par la situation, l’occupation des voies publiques représente une menace directe pour la sécurité des personnes : « Aujourd’hui, la plupart des vendeurs ont déserté les marchés pour s’installer au bord des routes. Pourtant, c’est dans les marchés qu’ils devraient être. Dans les rues, ils s’exposent à des accidents fréquents, souvent mortels. Nous, les occupants, sommes les premières victimes de cette insécurité. Je lance un appel aux autorités pour qu’elles agissent fermement afin de libérer les routes et garantir la sécurité de tous. »

Abdoul Karim Barry, un autre citoyen pointe du doigt le manque de civisme et de responsabilité de certains vendeurs : « Le vrai problème, c’est l’incivisme. Les bordures de route ne sont pas des lieux de commerce. Certains vendeurs le savent, mais ils préfèrent s’y installer pour vendre plus vite. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils risquent leur vie. D’autant plus qu’aujourd’hui, certains conducteurs sont sous l’emprise de drogues ou ne sont même pas en âge de conduire. Cela augmente les risques d’accidents. »
Face à cette situation, la nécessité de sensibiliser davantage les citoyens à travers divers canaux d’information devient urgente.
Morlaye Demba














