Cité Administrative de KOLOMA: Le CNT adopte la convention de constructio
Ce mardi 27 mai 2025, la convention de financement entre le gouvernement de la République de Guinée, DEUTSCHE BANK AG, STANDARD CHARTERED BANK de Singapour et UNITED KINGDOM EXPORT FINANCE (UKEF), relative à la conception et à la construction de la Cité Administrative de KOLOMA a été examine et ratifiée par le Conseil National de la Transition (CNT).
Cette autre Convention porte sur un montant de 284 429 437,77 euros dont 186 218 339,08 euros financés à part égale par les préteurs couverts, à l’occurrence Deutsche Bank AG et Standard Chartered Bank de Singapour, et 98 211 198, 69 euros par UKEF.
Il est à noter que 5% de l’investissement seront à la charge de l’État guinéen pour un montant de 10,6 millions d’euros.
L’investissement consistera en la construction de : 12 bâtiments administratifs R+7 évolutifs ; 2 bâtiments parkings R+2 ; 1 auditorium de 350 places assises ; 1 bâtiment administration dédié au projet ;1 bâtiment centre de réunions ; 1 bâtiment espaces de travail ; 1 théâtre en plein air de 500 places ;1 bâtiment pavillon héritage ; des galeries plantées ; des voiries internes ; des aménagements paysagers ; des réseaux d’infrastructures ; 5 locaux techniques ; des réservoirs d’eau potable (incendie et irrigation) ; une clôture périphérique ; une guérite principale ; 2 postes de gardiennage ; une station d’épuration des eaux usées.

Les recommandations du CNT
En vue de la réalisation réussie de cet important projet, les conseillers nationaux recommandent de:
1. Tenir compte des nombreux travaux en cours sur le site directionnel de Koloma (cité administrative, siège du parlement et autres) et, dans le souci de prévenir l’épineuse question de l’assainissement, prendre toutes les dispositions pour une viabilisation générale de l’ensemble des sites du plateau de Koloma en termes de voiries et réseaux divers. À cet effet, le CNT réitère sa recommandation liée à l’accélération des travaux du site de Baritodé, afin de prévenir les problèmes d’insalubrité, en attendant la finalisation du projet de décharge temporaire de Zacopé à Manéah, destiné à alléger la pression sur le site saturé de la Minière ;
2. Mobiliser à temps la contrepartie guinéenne (prévision budgétaire) notamment pour l’indemnisation des populations affectées ;
3. Élaborer avec diligence un modèle de gestion adapté au standing de cette cité administrative, ainsi qu’un cadre réglementaire définissant les conditions d’utilisation, d’entretien et de réparation des installations ;
4. Prendre les dispositions pour augmenter le nombre d’accès afin de fluidifier l’accessibilité du site ;
5. Respecter les normes environnementales et sociales ainsi que les exigences liées au contenu local ;
6. Mettre à la disposition de la représentation nationale, à travers sa Commission Suivi des Recommandations, un rapport semestriel sur le niveau d’exécution du projet ;
7. Étendre ce type de projets structurants aux chefs-lieux de région dans le cadre d’une politique de décentralisation et d’équilibre territorial, afin de rapprocher l’administration des citoyens et stimuler le développement local ;
8. Assurer un contrôle rigoureux et permanent du projet à toutes les étapes (études, exécution, réception, gestion) par les services compétents de l’État et un dispositif de reporting fiable et transparent ;
9. Mettre en place un comité de suivi indépendant, incluant des représentants du CNT, de la société civile et des experts techniques, chargé de superviser l’exécution technique, financière et environnementale du projet, avec publication de rapports trimestriels ;
10. Élaborer un plan de coordination inter-institutionnelle pour l’occupation rationnelle des espaces bâtis, en identifiant en amont les entités concernées et leurs besoins en bureaux, pour éviter toute affectation tardive ou désorganisée ;
11. Intégrer dès la conception des infrastructures numériques modernes dans les bâtiments (ré-seaux informatiques, sécurité, visioconférence, etc.) en vue d’une administration connectée et performante ;
12. Installer un système de gestion énergétique durable, incluant des dispositifs d’efficacité énergétique et des sources d’énergie renouvelable, le solaire par exemple, pour réduire les coûts d’exploitation à long terme ;
13. Prévoir un programme de transfert de compétences et de formation à destination des jeunes ingénieurs, techniciens et ouvriers guinéens pendant la phase de construction, afin de renforcer les capacités nationales ;
14. Veiller à l’inclusion, dans la planification du site, d’espaces de services collectifs (restauration, crèche, infirmerie, banque, transport interne, etc.) adaptés aux besoins de milliers d’usagers et fonctionnaires qui fréquenteront quotidiennement la Cité ;
15. Élaborer un plan d’intégration urbaine avec la ville de Conakry, incluant les communes de Ratoma et autres, afin d’anticiper les flux de mobilité et les besoins de désenclavement du site.
Mohamed Béné Barry














