Quelques années après la réalisation du gigantesque barrage de Souapiti, les impactés de cette infrastructure énergétique dénoncent leurs conditions de vie qu’ils jugent aujourd’hui précaires. Selon le Sous – préfet de Kollet qui s’est prêté ce jeudi à nos questions, des milliers de personnes privées de leurs terres rizicoles, vivent aujourd’hui sans moyens de subsistance.
« Dès que j’ai pris fonction ici à Kollet, je me suis déplacé pour aller voir ces déplacés, je suis allé voir là où ils sont, là où ils vivent. C’est très difficile, d’aucuns vivaient de l’agriculture, la pêche, mais aujourd’hui ils ont tout perdu, des terres cultivables, des plantations et la situation est aujourd’hui dramatique pour ces citoyens. Pourtant, ils vivent de l’agriculture, de la pêche, des petits travaux, ils produisent du charbon pour pouvoir survivre. Ces déplacés ont exprimé devant les autorités, cette situation extrêmement difficile. Beaucoup d’entre eux n’ont pas été recensés pour leur dédommagement », a déploré le capitaine Pea Beavogui.

Comme ces habitants de Kollet, plusieurs autres citoyens des autres sous-préfectures de Télémélé et de Kindia, ont été durement affectés par la construction du barrage de Souapiti. Le paradoxe d’ailleurs dénoncé par ces riverains du barrage, est le manque de courant et d’eau potable dans leurs localités respectives .
« Depuis le lancement de ce barrage, tous les districts de Kollet sont privés de courant. Nous demandons au gouvernement, au Ministre de l’énergie, celui de l’agriculture, de venir constater les faits, voir comment ces citoyens vivent cette situation. Nous sollicitons surtout l’implication du Premier Ministre pour apporter une aide à ces habitants », a plaidé le Sous-préfet de Kollet, capitaine Pea beavogui.
AOB














