Comme d’habitude, les militants et responsables du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) se sont réunis ce samedi au siège du parti. Ils ont vivement réagi à la confirmation de la condamnation de leur président, Aliou Bah, par la Cour d’appel de Conakry. Une décision jugée « injuste et politiquement motivée » par la formation politique, qui promet de ne pas baisser les bras.
« La justice guinéenne a manqué un rendez-vous avec l’histoire », a déclaré avec fermeté Moussa Moïse Diawara, porte-parole du parti. Pour lui, les avocats d’Aliou Bah ont brillamment démontré l’inconsistance des accusations à travers une lecture rigoureuse des textes de loi. Pourtant, selon lui, cela n’a pas suffi à infléchir la position de la justice. « Sur le fond comme sur la forme, tout prouvait que cette condamnation était infondée. Mais malgré cela, elle a été confirmée. »
Le MoDeL rejette catégoriquement ce qu’il qualifie de « mascarade judiciaire » et assure que le combat est loin d’être terminé. Le recours à la Cour suprême est déjà engagé, indique le parti, qui entend explorer toutes les voies légales et politiques pour obtenir la réhabilitation de son leader. « Nous sommes convaincus que notre président est innocent. Et nous irons jusqu’au bout pour que cela soit reconnu. »
Au-delà des recours judiciaires, le MoDeL envisage également d’autres formes de mobilisation. « Il est hors de question de rester passifs. En tant qu’acteurs politiques, nous avons des moyens d’action. Nous prendrons nos responsabilités, aussi bien sur le terrain politique que citoyen », a poursuivi Moussa Moïse Diawara.
Le parti pointe du doigt ce qu’il perçoit comme une tentative d’intimidation contre une figure politique dérangeante par son discours critique et ses prises de position fermes. « Aliou Bah est la cible d’un acharnement orchestré. Sa seule faute, c’est de dire haut ce que beaucoup pensent tout bas », dénonce-t-on du côté du MoDeL.
Amadou Diallo














