Et voilà que notre chère Union Africaine se rappelle à nos bons, j’allais dire nos tumultueux souvenirs ! L’organisation continentale, à travers son Conseil de paix et de sécurité (CPS/UA), nous a envoyé une délégation en fin de semaine dernière pour tâter le pouls de la transition guinéenne, qui s’engouffre enfin dans ‘’l’année électorale’’ promise par le Général Mamadi Doumbouya. Et qui doit être marquée, le 21 septembre 2025, par la tenue du référendum constitutionnel. Une volonté politique qui fait son petit bonhomme de chemin, à travers, entre autres, le recensement électoral en cours depuis le 15 avril dernier, et qui a été prolongé de 20 jours, avec en filigrane l’enrôlement crucial des Guinéens établis à l’étranger. C’est donc ce moment qu’a choisi l’Union Africaine pour fouler le sol guinéen. A l’effet de s’imprégner de la situation politique et placer quelques messages clairs.
Ainsi, en termes de premier message clair, donc sans ambiguïté, le commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, Bankole Adeoye dira : « Nous soutenons la Guinée. C’est un pays qui a joué un rôle très important dans la lutte pour le panafricanisme et dans la libération des peuples africains. En ce moment difficile de son histoire, l’Union Africaine, à travers le CPS, se doit d’être solidaire avec la Guinée. », a-t-il déclaré, au micro de nos confrères de la RTG. C’était au sortir d’une rencontre avec le Premier Ministre, Amadou Oury Bah. Reconnaissant ainsi à la Guinée son rôle dans l’histoire du continent, qui doit, à travers l’Union Africaine, soutenir notre pays.
Plus loin, le porte-parole de la délégation a tenu à exprimer un souhait, dit-il, « conformément aux principes de l’Union Africaine ». En effet, le commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, Bankole Adeoye a souhaité : « que ce processus de transition soit inclusif, que toutes les voix soient entendues, que les jeunes, les femmes et l’ensemble des citoyens soient pleinement impliqués, pour une Guinée prospère dans un avenir très proche. » Bankole Adeoye plaide ainsi d’un processus plus inclusif et respectueux de la liberté d’expression.
Des propos qui traduisent certainement la compréhension de la délégation de l’Union Africaine de la situation de crise entre les autorités de la transition et certains acteurs de la vie nationale. Il s’agit notamment de l’opposition politique, qui se plaint d’être en marge dudit processus. Mais aussi de la situation de la liberté d’expression, ainsi que de la liberté de la presse. En témoigne la fermeture d’importants médias du pays depuis plus d’une année.
L’Union Africaine invite ainsi les acteurs guinéens à avancer ensemble vers une « Guinée prospère dans un avenir très proche ». Dans une dynamique permettant : « que toutes les voix soient entendues, que les jeunes, les femmes et l’ensemble des citoyens soient pleinement impliqués ».
Alors, estimez-vous aujourd’hui qu’il soit possible de créer un climat acceptable de tous, en vue d’un processus de retour à l’ordre constitutionnel plus inclusif ? La question se pose et mérite d’être débattue. A vous d’y participer !














