Face à l’escalade du conflit meurtrier entre l’Iran et Israël, les grandes puissances mondiales réagissent avec inquiétude et fermeté. La Russie a adressé ce jeudi 19 juin 2025, une mise en garde explicite aux États-Unis contre toute intervention militaire, tandis que la Chine a appelé à un cessez-le-feu immédiat, qualifiant cette mesure de « priorité absolue ».
« Nous tenons à mettre en garde Washington contre toute intervention militaire dans cette situation, ce qui constituerait une mesure extrêmement dangereuse avec des conséquences négatives réellement imprévisibles », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des affaires étrangères.
Cette déclaration intervient alors que le président Donald Trump envisage une entrée en guerre aux côtés d’Israël, son allié stratégique.
De son côté, le Président chinois Xi Jinping a exhorté son homologue russe Vladimir Poutine à intensifier les efforts diplomatiques en faveur d’un cessez-le-feu immédiat.
« Toutes les parties, en particulier Israël, doivent cesser le feu dès que possible afin d’éviter une escalade répétée de la situation et empêcher résolument la propagation de la guerre », a-t-il plaidé lors d’un entretien téléphonique, selon les médias d’État chinois.
Le Kremlin a confirmé que les deux dirigeants avaient « fermement condamné » les frappes israéliennes sur le territoire iranien, appelant à une résolution politique du conflit.
Sur le terrain diplomatique, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araqchi, a annoncé une rencontre ce vendredi 20 juin 2025, à Genève avec ses homologues français, britannique et allemand les membres du groupe E3 ainsi qu’avec le chef de la diplomatie européenne. Cette réunion, à l’initiative des Européens, pourrait marquer un tournant dans les tentatives de désescalade, alors que l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien reste en toile de fond des tensions actuelles.
Le bilan humain continue de s’alalourdir. Selon les autorités iraniennes, les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts et 1 277 blessés. L’ONG Human Rights Activists, basée à Washington, avance quant à elle un chiffre bien plus élevé de 639 morts et plus de 1 320 blessés. En Israël, les autorités font état de 24 morts et de plusieurs centaines de blessés depuis le début du conflit, vendredi dernier.
Alors que le monde retient son souffle, les appels au calme se multiplient, mais la voie diplomatique reste semée d’embûches.
Aboubacar Sidiki Camara














