En marge de la visite du Général Mamadi Doumbouya en Côte d’Ivoire, le chef de la diplomatie guinéenne, Dr Morissanda Kouyaté, a réaffirmé l’engagement du président envers la diaspora, insistant sur la nécessité d’un recensement global pour garantir les droits de tous les Guinéens de l’étranger.
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger, a expliqué les difficultés majeures auxquelles nombre d’entre eux étaient confrontés, notamment en ce qui concerne l’accès aux documents d’identité: « La plupart d’entre vous ne pouvait plus avoir un emploi. La plupart d’entre vous ne pouvaient plus voyager. Parce que leurs passeports avaient expiré et ils ne pouvaient pas le prendre ou parce qu’il y avait des erreurs qui ont été commises. Donc, des milliers de compatriotes étaient bloqués ici parce qu’ils ne pouvaient plus voyager », a-t-il regretté.
Face à cette situation, le président de la transition a pris une décision ferme, selon le ministre: « Un matin, le chef de l’État nous a appelés, il nous a dit qu’il ne peut pas laisser des milliers de Guinéens être des apatrides. Il nous a dit qu’il prend la décision de mettre à plat toutes ces anomalies et permettre à chaque Guinéen d’obtenir un passeport sans restriction », a-t-il rapporté.
Dans cette dynamique, le gouvernement ambitionne de bâtir une politique plus inclusive envers la diaspora, à commencer par une meilleure connaissance de sa réalité: « Pour lui permettre de faire tout le travail qu’il est en train de faire pour la Guinée, il a besoin d’une donnée fondamentale pour savoir combien sommes-nous, qui sommes-nous, où sommes-nous », a souligné le ministre.
D’où l’importance du processus de recensement en cours, auquel Dr Morissanda Kouyaté a invité tous les Guinéens de l’extérieur à participer massivement, sans considération politique : « Il a dit : Je veux qu’il y ait un recensement clair, net et inclusif’. Et c’est ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui. Venez donc vous faire recenser », a-t-il lancé en guise d’appel.
Décryptage Amadou Diallo














