Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), par la voix de son secrétaire général Sékou Jamal Pendessa, a exprimé mardi son soutien inconditionnel au Barreau de Guinée, à la suite de l’enlèvement brutal et des violences subies par Me Mohamed Traoré, ancien Bâtonnier, dans la nuit du 20 au 21 juin dernier.
Dans un contexte où l’inquiétude grandit autour du respect des libertés fondamentales, Sekou Jamal Pendessa a tenu à marquer la solidarité de la presse guinéenne envers la corporation des avocats : « Un avocat est une lumière qu’on ne doit pas essayer d’éteindre. Le Barreau est un pilier de l’État de droit et ne mérite pas une telle atteinte », a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre avec le Bâtonnier par intérim, Me Faya Gabriel Kamano.
Accueillie au siège de l’Ordre des avocats, la délégation du SPPG a été saluée par Me Me Faya Gabriel Kamano, qui a souligné la convergence de vues entre avocats et journalistes dans le combat pour les droits et libertés en Guinée: « Nous partageons les mêmes combats : la liberté d’expression, la défense des droits humains, la transparence dans la gouvernance », a-t-il affirmé avec conviction.
Le Bâtonnier par intérim a également dénoncé l’agression de Me Traoré qu’il pense être orientée contre l’ensemble de la profession : « En visant Me Traoré, ce sont tous les avocats de Guinée, et au-delà, du monde entier, qui sont ciblés. On ne peut pas bâtir un État de droit en muselant la parole des défenseurs des libertés. »
À travers ce geste fort, le SPPG rappelle que la défense de l’État de droit ne peut reposer sur une seule institution. Elle exige un front uni, où avocats, journalistes, défenseurs des droits et citoyens se lèvent ensemble contre les dérives: « Il ne peut y avoir de démocratie sans critiques libres, sans une presse indépendante et sans des avocats capables de dénoncer les abus en toute sécurité », a insisté Sekou Jamal Pendessa.
Face à cette crise, le Barreau et la presse guinéenne se tiennent côte à côte, déterminés à faire de la liberté une exigence, et non une faveur.
Morlaye Damba














