La nouvelle mouture de la Constitution guinéenne, dévoilée ce 30 juin 2025, encadre de manière rigoureuse, les étapes du processus présidentiel, de la validation des candidatures jusqu’à la tenue du scrutin. Les articles 47 à 50 du texte posent des balises précises pour garantir la transparence et la égalité de traitement entre les prétendants au fauteuil présidentiel.
D’abord, la liste définitive des candidats sera arrêtée et rendue publique 45 jours avant le vote, par la Cour constitutionnelle, qui tient une place centrale dans la surveillance du processus électoral. Une fois cette liste officialisée, le Président de la République convoque le corps électoral par décret pris en conseil des ministres.
La campagne électorale, quant à elle, est officiellement ouverte 30 jours avant le scrutin et s’achève 48 heures avant le jour du vote, selon les termes de l’article 48. Durant toute cette période, chaque candidat est tenu de rester sur le territoire national, sauf en cas de force majeure attestée par la Cour constitutionnelle.
Le même article prévoit que la Cour constitutionnelle veille à l’équité du processus, notamment en assurant à tous les candidats, un accès équitable aux médias et aux moyens de communication publics, dans le respect des règles qui seront fixées par une loi organique.
Un cas exceptionnel est également anticipé : si un candidat est empêché définitivement ou décède avant le premier tour, la Cour constitutionnelle, saisie dans un délai bref par l’organe électoral, doit statuer en 48 heures. Si un report du scrutin est décidé, un nouveau calendrier est mis en place, permettant à de nouvelles candidatures d’être déposées et à la campagne de reprendre. Le vote est alors relancé dans un délai de 72 heures.
Amadou Diallo














