Le président-directeur général de la société Hamana S.A., Mohamed Kourouma, s’est exprimé ce mardi devant la presse pour dresser un bilan positif des récentes évolutions observées au Port autonome de Conakry. Il s’est notamment réjoui de l’élimination des frais de surestarie, une mesure qu’il qualifie de déterminante pour la relance de l’activité économique en Guinée.
Pour le PDG, l’élimination de ces pénalités imposées pour le dépassement des délais de stationnement des navires ou conteneurs a été rendue possible grâce à l’impulsion donnée par les autorités de transition: « Depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir, le port fonctionne désormais 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette continuité d’activités a eu un impact considérable sur le volume et la fluidité des opérations portuaires », a-t-il déclaré.
Mohamed Kourouma à la maison de la presse, a souligné que l’arrêt de ces frais autrefois supportés par les opérateurs économiques et commerçants, a permis de réduire les coûts logistiques, ce qui s’est directement répercuté sur les prix des produits de première nécessité: « Prenons le riz, le sac de 50 kg qui coûtait entre 320 000 et 330 000 francs guinéens est désormais vendu entre 240 000 et 250 000 francs guinéens en gros. Une telle baisse est inédite », a-t-il affirmé, expliquant que cette tendance est également soutenue par la relative stabilité du taux de change du dollar.
En plus des effets sur les prix à la consommation, le patron de Hamana S.A. a noté une amélioration de la compétitivité du port de Conakry. « Des opérateurs qui utilisaient les ports des pays voisins pour leurs importations reviennent désormais en Guinée. Cela démontre la confiance retrouvée dans les capacités logistiques nationales », a-t-il ajouté.
Pour aller plus loin dans cette dynamique, Mohamed Kourouma a plaidé pour la relance du chemin de fer Conakry-Kankan, qu’il considère comme un levier stratégique pour renforcer les échanges avec les pays frontaliers, notamment le Mali.
Décryptage: Amadou Diallo














