Le projet de nouvelle Constitution clarifie les critères pour accéder à la fonction suprême en République de Guinée. L’article 45 du texte, rendu public le 30 juin, définit avec précision les conditions d’éligibilité à la présidence, dans un souci de transparence, de responsabilité et de rigueur institutionnelle.
Désormais, tout prétendant à la magistrature suprême doit remplir les conditions suivantes :
– Être de nationalité guinéenne ;
– Avoir sa résidence principale en République de Guinée ;
– Être âgé de 40 ans minimum et de 80 ans maximum ;
– Jouir de ses droits civils et politiques ;
– Être certifié en bonne santé physique et mentale par un collège multidisciplinaire de médecins assermentés, désigné par la Cour constitutionnelle ;
– Joindre une déclaration écrite sur l’honneur de ses biens, avec une copie authentifiée ;
– Être présenté par un parti politique légalement reconnu ou se présenter à titre indépendant, sous réserve de satisfaire aux conditions de parrainage fixées par la loi.
Une loi organique viendra encadrer les modalités d’application de ces exigences.
Cette rigidité des critères vise à moraliser la vie politique, à garantir l’intégrité des candidats et à s’assurer qu’ils disposent de la stabilité physique, mentale et financière nécessaire pour diriger le pays. C’est aussi une réponse à de longues années de flou juridique et de débats autour de la légitimité de certaines candidatures.
Amadou Diallo














