Très tôt ce matin, notre reporter ici en image, fait le tour des grands axes de Conakry. Le constat suite à ces incessantes grandes puies est sans appel.

Depuis plus de 12 heures, la capitale guinéenne est frappée par de fortes pluies qui perturbent gravement la circulation routière et suscitent de vives inquiétudes chez les usagers. Plusieurs quartiers sont partiellement inaccessibles en raison des routes submergées, de véhicules en panne et d’embouteillages monstres.
À proximité de l’aéroport international de Conakry, un véritable lac s’est formé sous le pont, rendant la voie impraticable dans les deux sens. Coincés dans cette étendue d’eau, un camion-poubelle plus un bus de transport urbain sont tombés en panne, obligeant les automobilistes à emprunter le pont surchargé. Résultat : un bouchon indescriptible s’est formé, paralysant tout le secteur.

La situation n’est guère mieux à Sangoyah, où, comme à chaque épisode pluvieux, l’eau envahit totalement la chaussée. « On a l’impression de traverser un fleuve », s’indigne un conducteur coincé depuis des heures sur l’autoroute Fidel Castro. Des véhicules, notamment les plus petits, sont dans l’impossibilité d’y circuler.

Sur l’autoroute Le Prince, notamment à la Minière, le passage est devenu presque impossible en raison de la montée des eaux. Seuls les véhicules tout-terrain et les camions de poids lourds réussissent à franchir cette zone inondée.
Des quartiers paralysés
Les conséquences de cette situation se font ressentir jusqu’à Enta, Kissosso, Sangoyah, Tannerie, Aéroport, Gbessia, Hamdallaye et Lambanyi centre commercial, où d’importants embouteillages ont été signalés. Le trafic est fortement perturbé et les habitants redoutent de nouvelles inondations si les précipitations persistent.

Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les mesures envisagées pour désengorger les axes touchés ou prévenir de nouveaux blocages.

En attendant, les usagers appellent à une meilleure anticipation des effets de la saison des pluies, notamment par le curage des caniveaux et l’entretien régulier des points sensibles de la voirie.
Ibrahima Sory Kandja Bangoura sur les axes de Conakry.














