Face aux critiques sur la durée du processus de transition en Guinée, le Premier ministre Bah Oury a fermement justifié ce samedi 5 juillet 2025, le choix des autorités de prendre leur temps.
« Certains avaient dit, mais prenez que six mois, vous faites les élections et puis il faut quitter la scène », a-t-il rappelé, avant de souligner que le pays est engagé dans un processus politique profond et structurant, bien au-delà d’une simple alternance électorale.
Pour Bah Oury, la transition actuelle ne doit pas être perçue comme une simple parenthèse politique, mais comme un moment fondateur pour l’État guinéen moderne. Il a insisté sur la nécessité d’une approche méthodique et rigoureuse pour garantir des bases solides à la future gouvernance du pays. « Nous sommes en train d’expérimenter un processus politique qui sera pris comme exemple dans les temps à venir », a-t-il affirmé.
Le chef du gouvernement rassure d’une autre voie, celle d’une refondation en profondeur, passant notamment par des réformes structurelles comme le recensement général de la population, la mise en place d’un numéro d’identification personnel et une meilleure connaissance des réalités sociales et territoriales du pays.
« Ce que nous sommes en train de faire, pas à pas, avec méthode et rigueur, c’est de reconstruire tout l’aspect refondation », a-t-il ajouté, soulignant que l’objectif ultime est de garantir l’équité, la cohésion nationale et une gouvernance mieux informée.
Aboubacar Sidiki Camara














