Les forces vives de Guinée s’inscrivent dans la même logique que l’alliance nationale pour l’alternance démocratique. Dans une déclaration rendue publique ce lundi 14 juillet 2025, elles ont annoncé le rejet catégorique du projet de Constitution.
Le document remis au chef de l’État le 26 juin dernier ne fait pas l’unanimité au sein de certains partis politiques. Les Forces Vives de Guinée en veulent notamment au projet de nouvelle Constitution la non reconduction, dans les dispositions transitoires, de l’article 46 de la Charte de la transition, qui dispose que le président et les membres du CNRD ne peuvent faire acte de candidature ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition.
« Le CNT a décidé d’éliminer de l’avant-projet cette disposition. Dès lors, ce projet de Constitution n’a pour seul objectif que de satisfaire le désir du général Mamadi Doumbouya de se présenter aux prochaines élections en violation de son serment d’officier et des engagements solennels qu’il a pris devant le peuple de Guinée et la Communauté internationale », déclarent les FVG.
Cette coalition de partis politiques regroupant entre autres l’ancien parti au pouvoir, RPG arc en ciel d’Alpha Condé, l’UFDG de l’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, l’UFR de Sidya Touré et le FNDC politique ciblent particulièrement cer.
« Les Forces Vives de Guinée exigent le respect des dispositions de la charte de la Transition notamment les articles 46, 55, et 65 qui interdisent la candidature de Mamadi Doumbouya et de tous les responsables de la Transition aux élections organisées pour le retour à l’ordre constitutionnel. En conséquence, les FVG rejettent catégoriquement ce projet de Constitution qui ouvre au chef de la junte la possibilité de commettre un parjure et prive notre peuple de son droit de choisir librement le Président de la République de Guinée avec toutes les conséquences sur la paix et la stabilité de notre pays », ont-elles.















