Lors de la fête nationale française à Conakry, lundi 14 juillet 2025, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a rappelé les principes fondamentaux d’un partenariat équilibré et respectueux: « Vous venez de le dire, monsieur l’Ambassadeur et je vous cite. “Nous n’avons aucune leçon à donner ni de conseil.” La France, en Guinée, n’est pas chez elle ; elle n’est ni actrice ni commentatrice de la scène politique locale.
Tout est dit, Monsieur l’Ambassadeur, je vous en remercie. Le partenariat que nous appelons de nos vœux est celui du respect mutuel, où aucune nation ne s’arroge le droit d’orienter les choix d’une autre, mais où toutes les nations coopèrent dans la transparence, la loyauté et dans l’intérêt des citoyens.
Ce partenariat doit être porté par les États, avec leurs vœux, leurs talents et leurs esprits créatifs. Dans cet esprit, nous saluons les efforts des entreprises françaises que vous avez citées, et cela nous fait plaisir.
Dans tous les domaines, les institutions de coopération et les diasporas peuvent soutenir la Guinée dans son développement.
Au nom du chef de l’État, je voudrais féliciter et remercier votre pays. Mais il reste bien entendu, comme je l’ai dit tout à l’heure, que vous parlez à tout le monde : à la jeunesse, à l’opposition je ne suis pas sûr qu’il y en ait actuellement et à tous les autres. Mais le dialogue entre les peuples doit absolument passer par le cadre des États.
Car lorsqu’un État dialogue avec un ou deux fragments de notre État, cela s’apparente à de l’ingérence. Et c’est de celle-ci que naissent très souvent les frictions et les conflits interétatiques. Vous ne le faites pas et je vous en félicite. »
Une sortie diplomatique ferme, qui trace les lignes rouges d’une coopération basée sur la souveraineté et la responsabilité partagée.
Décryptage : Amadou Diallo














