Le 17 août 2024, le ministère de l’Environnement et du Développement durable, à travers le Centre National de la Protection du Milieu Marin et des Zones Côtières (CNPMZC), avait procédé à l’implantation d’une plaque d’interdiction à Kountia-Sud (secteur Doyama). Cette action visait à stopper l’occupation anarchique, les dépôts d’ordures et surtout la destruction accélérée de la mangrove dans cette zone côtière déjà fortement dégradée.

Cependant, malgré la présence des autorités locales, religieuses, environnementales et sécuritaires lors de cette interdiction officielle, des habitants signalent aujourd’hui la disparition de la plaque et la reprise illégale des travaux de remblayage. Le bruit constant des moteurs se fait de nouveau entendre sur le site, signe évident d’un redémarrage des activités.

Selon des sources locales, des représentants coutumiers, avec le soutien de certaines autorités du quartier et d’un groupe d’investisseurs chinois, ont récemment visité les lieux. Un sacrifice rituel y aurait même été effectué le week-end dernier, marquant le lancement informel des travaux.

Pourtant, aucune autorisation officielle n’a été délivrée. Pire encore, les directions régionales de l’Environnement affirment ne pas être informées des démarches entreprises, alors que tous les travaux avaient été formellement suspendus sur instruction du ministère, en raison des risques écologiques majeurs.
Le site, déjà amputé de plusieurs hectares de mangrove, fait face à une nouvelle vague d’occupations illégales, suscitant l’inquiétude des riverains qui interpellent, une fois de plus, le Président de la Transition à agir fermement pour faire respecter les décisions de l’État et protéger ce patrimoine environnemental vital.
Affaire à suivre
Amadou Diallo














