Les inondations meurtrières qui ont frappé les communes de Coyah et Manéah entre le 1er et le 16 juillet 2025 ont laissé derrière elles un lourd tribut humain et matériel. Selon les chiffres communiqués par l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), trois personnes, dont un enfant, ont perdu la vie, tandis que plus de 240 familles se retrouvent sans abri.
Lors du point de presse tenu jeudi 17 juillet 2025, le coordinateur communal de l’ANGUCH, Souleymane Camara, a dressé un premier bilan préoccupant des dégâts causés par ces pluies diluviennes : « Deux décès ont été enregistrés dès les premières heures de la catastrophe, et un troisième, celui d’un enfant de six ans, a eu lieu le 16 juillet », a-t-il précisé.
Les quartiers de Halo, Bananeraie, Tanènè 1 et 2 à Manéah, ainsi que Tugandé, Laminaya et Batouya à Coyah, ont été identifiés comme les zones les plus sinistrées. Ces localités, bordant le fleuve Sarinka, sont connues pour leur exposition élevée aux crues.
L’évaluation des dégâts matériels se poursuit sur le terrain avec des équipes mobilisées pour recueillir les données nécessaires à la mise en œuvre d’une réponse humanitaire adaptée.
Face à l’ampleur de la catastrophe, Souleymane Camara appelle les autorités guinéennes à intervenir rapidement. « Il est impératif de reloger les habitants des bas-fonds avant qu’une nouvelle tragédie ne survienne. La protection des populations doit rester une priorité absolue », a-t-il déclaré avec insistance.
L’ANGUCH indique par ailleurs que des aides d’urgence sont en préparation. Des kits de première nécessité et des solutions d’hébergement temporaire devraient être distribués dans les prochains jours.
Morlaye Damba














