La campagne de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution se poursuit activement à travers le pays. Ce texte fondateur qui vise à moderniser les institutions tout en réaffirmant les principes républicains, accorde une place centrale aux droits économiques et sociaux.
L’article 23 du projet consacre le droit de toute personne à un travail décent. L’État est explicitement chargé de créer les conditions nécessaires pour garantir la jouissance eeffective de ce droit.
Il est également précisé qu’aucun citoyen ne peut être lésé dans son emploi en raison de son sexe, de son origine ethnique, de ses opinions ou de toute autre forme de discrimination, conformément aux garanties prévues à l’article 7.
Le projet reconnaît aussi le droit à une rémunération juste et équitable, ainsi que la liberté pour tout travailleur de créer ou d’adhérer à un syndicat afin de défendre ses intérêts professionnels, dans le cadre fixé par la loi.
La participation des travailleurs à la définition des conditions de travail, par l’intermédiaire de leurs représentants, est également garantie.
Le droit de grève est reconnu et encadré par la loi, avec la précision qu’il ne saurait porter atteinte à la liberté de travail ni à la circulation des autres citoyens.
Enfin, le texte interdit toutes les formes d’esclavage et de travail forcé, affirmant la volonté de construire une société fondée sur la justice sociale et la dignité humaine.
Amadou Diallo














