En tournée internationale, le vice-président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), Elhadj Abdoulaye Amie Soumah, s’est exprimé ce week-end sur le plateau de TV5 Monde. L’homme politique n’a pas éludé les questions sur la situation de son leader, Aliou Bah, condamné à deux ans de prison pour « offense au chef de l’État ».
D’entrée de jeu, le numéro deux du MoDeL a dénoncé le sort réservé à de nombreux cadres politiques en Guinée: « La Guinée a détruit beaucoup de ses propres fils. Certains ont perdu la vie simplement pour avoir dit la vérité ou tenté de conseiller le pouvoir. Aliou Bah n’a rien à faire en prison. Le libérer ne serait pas un signe de faiblesse, mais un acte de grandeur », a-t-il affirmé avec fermeté.
Selon lui, deux procédures sont actuellement en cours, l’une au niveau national, l’autre auprès de la CEDEAO. Il estime que la condamnation du président du MoDeL est éminemment politique: « Il n’a pas été condamné pour ce qu’il a dit, mais pour ce qu’on pense qu’il pourrait dire ou faire. C’est bien cela. Le pouvoir le craint. »
Interrogé sur la présidentielle à venir, Abdoulaye Amie Soumah a été clair: « Le MoDeL est né pour compétir, pour construire une Guinée apaisée, où chacun peut vivre dignement. Nous avons beaucoup de talents, mais lui, c’est notre numéro un. C’est lui notre candidat, et c’est lui que nous présenterons. »
Décryptage: Amadou Diallo














