Conduite par l’honorable Sheikh Al Moustapha Kouyateh, ministre chargé des Affaires présidentielles, la délégation Libérienne a été reçue à Conakry par le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté. Cette mission officielle fait suite à l’arrestation violente d’une ressortissante guinéenne, Mme Djenab Bah, à Monrovia.
À l’issue de la rencontre, le chef de la délégation libérienne a tenu à exprimer clairement la position de son pays: « Nous sommes venus en tant qu’émissaires spéciaux du président de la République du Libéria pour dire au gouvernement et au peuple de Guinée que nous regrettons profondément l’incident survenu entre Mme Djenab Bah et un agent de la police libérienne. Non seulement nous le regrettons, mais nous le condamnons fermement. »
Dans une volonté manifeste d’apaisement, Sheikh Al Moustapha Kouyateh a réaffirmé l’attachement du Libéria aux valeurs panafricaines et à l’unité des peuples: « Pour nous, tout Africain et en particulier tout Guinéen, présent sur le sol libérien est automatiquement considéré comme un citoyen libérien. Cela est inscrit dans notre Constitution. »
Le ministre a également souligné l’émotion particulière suscitée par le fait que la victime soit une femme: « Nous regrettons d’autant plus que la victime soit une femme. Le Libéria est le premier pays d’Afrique à avoir porté une femme à la tête de l’État. Nous ne saurions tolérer qu’un tel acte soit commis, encore moins envers une femme. »
Enfin, dans un geste fort de responsabilité et de solidarité, il a conclu en ces termes: « Nous ferons tout ce qui est humainement possible pour que la vérité soit établie dans cette affaire. En attendant, nous sommes venus ici, en Guinée, pour dire au peuple frère, pardon. »
Décryptage: Amadou Diallo














