La vulgarisation du projet de nouvelle Constitution occupe une place centrale dans l’agenda du Premier ministre depuis plusieurs jours. Après avoir échangé avec les syndicats et les professionnels des médias, Amadou Oury Bah a rencontré en début de semaine, des représentants de plusieurs délégations spéciales.
À cette occasion, il a expliqué le rôle fondamental de ces acteurs dans le processus de sensibilisation: «Vous êtes les médiateurs naturels entre les institutions et les citoyens. Si vous comprenez et portez ce projet, la majorité de la population saura de quoi il s’agit.»
Selon lui, il est essentiel que la population à la base soit informée du contenu et des avantages de cette nouvelle Constitution: «Il faut que les citoyens connaissent leurs principaux droits, qui vont être consacrés par cette Constitution. Ainsi, demain, personne ne pourra leur dire. Vous n’avez pas droit à cela, alors qu’ils y ont légitimement droit. Il faut qu’ils sachent ce que contient ce projet, car tout le monde ne leur expliquera pas qu’ils ont le droit d’inscrire leurs enfants à l’école. Et si ces enfants n’ont pas de place dans les salles de classe, vous pouvez porter plainte contre l’État ou contre la collectivité locale.»
Bah Oury a également présenté d’autres droits garantis par le projet de texte constitutionnel: « Cela devient une obligation pour les collectivités locales et pour l’État de construire des écoles et de permettre à chaque enfant de la République d’accéder à l’instruction. Tout doit être mis en œuvre pour que tous les enfants puissent aller à l’école jusqu’à l’âge de 17 ans.»
Décryptage: Amadou Diallo














