L’union africaine (UA) a appelé, mercredi 30 juillet 2025, ses États membres à ne pas reconnaître le gouvernement parallèle proclamé par les forces de soutien rapide (FSR) et leurs alliés au Soudan. Cette instance continentale dénonce une initiative qui risque de fragmenter davantage le pays et de compromettre les efforts de paix en cours.
Le 26 juillet dernier, les FSR, en guerre contre l’armée soudanaise depuis avril 2023, ont annoncé depuis Nyala, dans le Kordofan du Sud, la formation d’un exécutif destiné à administrer les territoires qu’elles contrôlent. Jusqu’à présent, aucun État n’a reconnu cette autorité. Au contraire, les pays voisins et l’ensemble des États africains ont affiché une position commune de rejet.
Dans un communiqué ferme, le conseil de paix et de sécurité de l’UA appelle la communauté internationale à ne pas reconnaître ce qu’il qualifie de « soi-disant gouvernement ». Selon l’organisation, une telle reconnaissance « aurait de graves conséquences sur ses efforts de paix et sur l’avenir même du Soudan ».
L’UA condamne également toute ingérence extérieure alimentant le conflit, qu’elle considère comme une violation flagrante des résolutions des Nations unies. Cette déclaration intervient alors qu’une réunion du Quartet africain, prévue le 29 juillet, a échoué à produire un communiqué final en raison de divergences entre l’Égypte et les Émirats arabes unis, deux acteurs clés mais aux positions opposées.
Face à cette escalade, l’Union africaine réaffirme sa détermination à œuvrer pour une solution pacifique et à préserver l’unité territoriale du Soudan.
Aboubacar Sidiki Camara














