L’événement s’est tenu à la Cité des sciences et de l’innovation de Guinée à Conakry, un cadre hautement symbolique dédié à la pensée, à la recherche et à la transmission du savoir.
Cette initiative stratégique, s’inscrivant dans le sillage de la vision présidentielle du Général Mamadi Doumbouya, ambitionne de transformer le paysage scientifique national par une action volontariste en faveur de l’inclusion féminine dans les hautes sphères académiques.
La cérémonie inaugurale, riche en significations, a réuni un aréopage de personnalités éminentes : membres du gouvernement, partenaires techniques et financiers, responsables universitaires et figures de proue du monde scientifique guinéen. Tous ont salué la portée historique de ce programme, considéré comme un levier essentiel pour la refondation d’une élite intellectuelle fondée sur l’égalité des chances et la rigueur scientifique.
Prenant la parole au nom du ministre Alpha Bacar Barry, la cheffe de cabinet du ministère, Pr Fanta Touré, a dressé un état des lieux sans complaisance, du déficit de représentativité féminine dans les disciplines scientifiques. Elle a souligné la nécessité impérieuse de refonder les politiques publiques en matière de formation et de recherche pour tendre vers une société plus équitable, plus compétente et plus résiliente: « Former 250 femmes titulaires du doctorat d’ici 2035, c’est à la fois corriger une asymétrie historique et investir dans un avenir fondé sur la compétence et l’innovation », a-t-elle affirmé avec conviction.
Pr Ibrahima Baniré Diallo, directeur général de la Cité des sciences, s’est, quant à lui, réjoui du choix porté sur son institution pour accueillir ce moment fondateur: « En tant que fils d’enseignants-chercheurs, je ressens une émotion particulière à voir la Guinée affirmer avec force sa volonté de promouvoir une élite féminine scientifique. Il s’agit là d’un acte politique fort, d’un message clair adressé aux générations futures. »
Dans une démarche exemplaire, plusieurs figures féminines de la recherche guinéenne ont été désignées comme ambassadrices du programme, parmi lesquelles la Professeure Fanta Touré, la Dre Fatoumata Sylla ou encore la Professeure Diana Boubacar. Par leur engagement, leur expertise et leur rayonnement, ces femmes incarneront l’excellence que le programme entend promouvoir.
L’ensemble des intervenants a souligné le caractère structurant de cette initiative, appelée à devenir un modèle reproductible à l’échelle régionale, pour peu que l’effort soit collectif: « Osons penser, osons chercher, osons transformer », a lancé Pr Diallo, dans un appel vibrant à la jeunesse guinéenne, et plus particulièrement aux jeunes filles, pour qu’elles investissent sans complexe les champs du savoir et de la science.
Ce programme, au-delà de ses dimensions quantitative et académique, s’affirme comme un acte fondateur, celui d’un État qui place la femme au cœur de sa politique de développement par la connaissance. Une ambition noble, à la hauteur des défis du XXIe siècle.
Amadou Diallo














