Le jardin botanique de la Camayenne a servi de cadre ce mercredi 6 août 2025, au lancement officiel de la campagne de reboisement du projet « Une femme, un arbre ». Une initiative qui prévoit la plantation de 2,5 millions d’arbres d’ici à 2029, soit 500 000 arbres par an pendant cinq ans. Au cœur de ce projet, la lutte contre le dérèglement climatique et la valorisation du rôle des femmes dans la préservation de l’environnement.
Portée par le leadership féminin guinéen, cette initiative a été saluée par plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de l’environnement, du plan et de la promotion féminine, ainsi que par les partenaires techniques et financiers, notamment le PNUD et le Système des Nations Unies.

« Ce projet est à la fois un bouclier écologique et un levier économique. Il vise à mobiliser les femmes, premières victimes des effets du changement climatique dans les zones rurales, pour en faire des actrices de la solution », a déclaré Hadja Kadiatou N’Diaye, la cheffe du projet.
Face aux perturbations des saisons, à la dégradation des sols, aux sécheresses et aux inondations, ce projet propose une réponse structurée. Il reconnaît que les femmes rurales, souvent en première ligne dans les travaux agricoles, subissent de plein fouet les conséquences environnementales, sans disposer de moyens d’action suffisants.

Avec « Une femme, un arbre », chaque arbre devient un symbole d’engagement et de résilience. Il ne s’agit pas simplement de planter, mais de former, sensibiliser et responsabiliser les communautés sur l’urgence écologique, en favorisant une mobilisation sociale de grande ampleur.
L’initiative s’inscrit dans le vaste plan de développement vert porté par les autorités guinéennes, notamment à travers le projet Simandou 2040, identifié comme un pilier stratégique pour la croissance économique nationale. Les 500 km du corridor de Simandou devraient intégrer des zones d’agro écologie innovantes, confiées aux associations féminines, afin d’en faire un modèle de transition verte au féminin.

La ministre de l’environnement a rappelé que les femmes entretiennent un lien fort et ancestral avec les forêts, elles y collectent le bois, les plantes médicinales, y développent des activités économiques. Pourtant, elles restent marginalisées dans la gestion des ressources naturelles. Ce projet vise à corriger ces inégalités tout en accélérant la restauration forestière.
Le gouvernement, à travers le ministère de l’environnement et ses partenaires, a déjà mis en œuvre plusieurs programmes pour accompagner cette dynamique : création d’emplois verts, distribution de bio digesteurs, formation aux techniques durables, valorisation des ONG féminines.
« Chaque Guinéenne doit devenir ambassadrice de cette espérance verte. Chaque arbre planté est une promesse faite à nos enfants, une réponse au défi climatique, un outil d’autonomisation pour les femmes », a affirmé la ministre Djami Diallo lors de la cérémonie.
Le message est clair : la lutte contre le changement climatique ne se gagnera pas sans les femmes. Et c’est en leur donnant les moyens d’agir, à travers des initiatives comme « Une femme, un arbre », que la Guinée peut construire une transition écologique inclusive et durable, a conclu la ministre.
Aboubacar Sidiki Camara














