Dans une nouvelle charge contre l’UFDG et son leader Cellou Dalein Diallo, Alhousseiny Makanera Kaké, relance la polémique autour de la gestion des massacres du 28 septembre 2009. À travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le président du FND accuse le Président de l’UFDG de s’être contenté d’une indemnisation personnelle sans considération pour les autres victimes de la répression sanglante au stade du 28 septembre: « Cellou Dalein a reçu deux milliards de francs guinéens parce que des balles ont été tirées sur son plafond », affirme Makanera, qui dénonce avec véhémence ce qu’il considère comme un abandon pur et simple des victimes du massacre: « Une fois l’argent encaissé, plus personne n’a parlé des autres. Il a fallu que nous dénoncions ce silence pour que certains commencent à se justifier maladroitement », poursuit-il, accusant les responsables de l’UFDG d’hypocrisie et de duplicité.
Selon lui, ce silence post-indemnisation est le révélateur d’un double discours. Il remet en cause la légitimité morale des leaders politiques qui, selon ses mots: « se présentent comme des modèles d’honnêteté et de patriotisme », tout en profitant des avantages personnels au détriment des causes qu’ils prétendent défendre.
Pour Makanera Kaké, si l’UFDG souhaite incarner une réelle alternative au pouvoir, elle devra avant tout faire un examen de conscience: « Ce n’est pas en maquillant la vérité ou en éludant les responsabilités qu’on construit la crédibilité », estime-t-il.
Cette sortie, aussi virulente que calculée, intervient dans un contexte où le débat sur la justice pour les victimes du 28 septembre refait surface, à l’approche des moments politiques sensibles. Elle risque de raviver les tensions entre figures de l’opposition et de rouvrir le débat sur les responsabilités des uns et des autres dans le traitement de cette tragédie nationale.
Décryptage: Amadou Diallo














