Le 4 août 2025, le Général Mamadi Doumbouya a d’emblée confirmé la tenue du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025. Ce, en convoquant le corps électoral via un décret lu le lundi dernier à la télévision nationale (RTG). Un décret qui traduit ainsi, si besoin en est, la volonté affichée du Chef de l’Etat d’amener les Guinéens en ce jour de septembre 2025, à se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution qui leur est soumis.
Le moins que l’on puisse constater, à travers les réactions diverses, c’est que moult Guinéens ont jugé prématuré le timing de ce décret présidentiel, intervenu une cinquantaine de jours avant le scrutin référendaire.
Toutefois, le grief sur le caractère hâtif de ce décret ne résiste pas aux dispositions de la Loi Spéciale relative à l’organisation du référendum constitutionnel. Cette loi fixant les modalités d’organisation du référendum en République de Guinée, a été adoptée le 25 avril 2025 par le CNT, et promulguée par décret du Chef de l’Etat, le 6 juillet dernier.
En effet, sous le Chapitre IV portant sur les « Opérations particulières du référendum », l’article 21 de ladite loi, dispose : « Le corps électoral est convoqué, par décret du Président de la République, soixante jours au plus et quarante-cinq jours au moins, avant la date du scrutin. » Précise l’alinéa1 dudit article.
Autant dire que plusieurs jours en amont, donc avant le 4 août, le président Mamadi Doumbouya aurait bien pu signer le décret de convocation du corps électoral pour le référendum du 21 septembre 2025.
Cependant, l’alinéa 2 de cet article 21 de la Loi Spéciale relative au référendum constitutionnel, ouvre la voie à la possibilité d’un report dudit scrutin. « Toutefois, en cas de survenance d’une situation de force majeure susceptible d’empêcher la tenue du scrutin référendaire, la Cour Suprême, sur saisine du ministre en charge de l’Administration du Territoire, décide du report du référendum », peut-on lire au titre de l’alinéa 2 dudit article.
Il ressort donc, au regard de la Loi Spéciale relative à l’organisation du référendum constitutionnel, que le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, peut bien être à l’origine du déplacement de ce que, lui-même appelait récemment, ‘’la ligne rouge infranchissable du 21 septembre 2025’’.
Ce scrutin vise à soumettre au peuple guinéen le projet de nouvelle Constitution élaboré dans le cadre de la transition en cours. Selon les dispositions du décret, les bureaux de vote seront ouverts de 7h à 18h, et le vote se déroulera à bulletin secret, conformément à la Loi ordinaire L-2025-012-CNT du 25 avril 2025 fixant les modalités d’organisation du référendum en République de Guinée.
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