Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, est revenu ce lundi sur son non-recensement en Côte d’Ivoire, dans le cadre du processus électoral en cours. Invité sur RFI, il a vivement contesté les explications avancées par le Premier ministre Bah Oury, qu’il accuse de relayer une version mensongère des faits: « Le rôle de Bah Oury est de justifier ce que la junte a pris comme décision. Moi, je disposais de tous les documents requis. Ce que le Premier ministre dit, c’est de la contre-vérité », a tranché le leader de l’opposition, évoquant une manœuvre politique délibérée visant à l’écarter du scrutin à venir.
Dans ses déclarations, Cellou Dalein affirme avoir été empêché de se faire enrôler à l’ambassade de Guinée à Abidjan, alors même que cette étape est ouverte à tous les citoyens de la diaspora. Il pointe du doigt une volonté manifeste d’exclusion: « Il est évident que des instructions ont été données pour m’écarter », a-t-il insisté, accusant les autorités de vouloir « choisir leurs adversaires » pour la prochaine présidentielle.
Cette sortie intervient dans un contexte de crispation croissante. De nombreuses figures de l’opposition dénoncent un processus électoral verrouillé par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), qui gère le pays depuis le coup d’État de 2021. Le non-recensement de plusieurs acteurs politiques majeurs alimente les soupçons d’un scrutin biaisé, organisé à l’avantage de la junte au pouvoir.
Décryptage: Amadou Diallo














