Le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a dressé ce mercredi 13 août 2025, devant les conseillers du Conseil national de la Transition (CNT), un état des lieux préoccupant de l’accès à l’eau potable en Guinée. Malgré son surnom de château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, le pays compte aujourd’hui près de 60 000 forages, souvent construits sans respecter les normes, avec des risques environnementaux majeurs.
« Ce nombre incalculable de forages est la conséquence directe du déficit chronique en eau potable, notamment à Conakry », a expliqué le ministre. Les besoins quotidiens en eau sont estimés à 400 000 m³, mais la production actuelle plafonne à 150 000 m³, laissant un déficit de 250 000 m³ par jour.
Le nouveau Projet Eau et Assainissement de Guinée (PAEG), financé à hauteur de 548 millions de dollars, prévoit d’apporter 200 000 m³ supplémentaires par jour, moderniser 100 km de conduites, étendre le réseau de 400 km et ajouter 103 000 m³ de stockage.
Pour le ministre, cette réalisation marquera « la fin de l’ère du fforage»
« Oui, seule la mise en œuvre intégrale du PAEG pourra mettre un terme à ces forages anarchiques et dangereux. »
En trois ans, la Guinée produira plus d’eau qu’elle n’en a jamais eu depuis son indépendance. Une avancée qui, selon le ministre, transformera le quotidien de 2,6 millions de Guinéens et fera de l’accès à l’eau potable une réalité, et non plus un simple slogan.
Le chantier débutera en septembre 2025 pour une durée d’exécution de 36 mois.
Aboubacar Sidiki Camara














