Il aura fallu un mois et huit jours après sa création pour voir le Conseil Supérieur de la Défense Nationale (CSDN) tenir sa première session, présidée par le Président de la Transition.
Dès cette toute première réunion, le ton est donné. Le Général Mamadi Doumbouya, sans fioritures, rappelle l’urgence et la portée stratégique de ce nouvel organe. « À la suite du décret que j’ai récemment signé instituant le Conseil Supérieur de la Défense Nationale, je vous demande de procéder sans délai à son opérationnalisation effective. Il s’agit d’un instrument majeur pour préserver notre sécurité nationale et garantir la stabilité de la République.»

Il a insisté sur la nécessité d’un fonctionnement immédiat, opérationnel et coordonné de cette instance, appelée à anticiper, à prévenir et à répondre efficacement aux menaces sécuritaires.
Dans sa communication, le Président de la Transition a décliné un triptyque d’instructions à exécuter sans délai. À savoir :
1. Responsabiliser l’ensemble des acteurs sécuritaires, incluant les structures déconcentrées de l’État et l’administration décentralisée, afin d’assurer une couverture harmonisée du territoire national en matière de sécurité.
2. Activer pleinement les dispositifs de sécurité et de prévention sur l’ensemble du territoire, pour une réponse anticipée aux menaces potentielles.
3. Assurer la sécurisation prioritaire du référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, afin qu’il se déroule dans un climat de sérénité, de confiance et de stabilité.

Le Général Doumbouya, fidèle à son discours de fermeté et de responsabilité, a clos son adresse par un appel à l’engagement patriotique: « Je vous invite à faire preuve de rigueur, de coordination et d’engagement patriotique. La réussite de cette mission conditionne la stabilité de notre nation et la qualité de notre processus de refondation. Je compte sur chacun de vous. »
Décryptage : Amadou Diallo














