À l’orée d’une échéance électorale majeure en Guinée, le mouvement Alliance des Forces Patriotiques (AFP), qui a déclaré son soutien au Président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, vient d’enregistrer un ralliement politique. Lors d’un point de presse tenu ce mercredi, l’organisation a officialisé l’adhésion massive d’anciens élus locaux issus de la Basse-Guinée.
C’est au nom de 83 anciens maires et conseillers municipaux, représentant les 824 districts et quartiers des 8 préfectures de cette région, qu’Abou Soumah s’est exprimé publiquement. Dans une déclaration solennelle, il a affirmé leur volonté, « d’adhérer pleinement et sans réserve à l’AFP, perçu comme la structure politique à même de fédérer l’ensemble des forces vives de la nation ».
Selon ses propos, cette alliance n’est pas qu’un simple acte de ralliement symbolique, mais un engagement s’inscrivant dans une dynamique nationale. Les anciens élus entendent désormais œuvrer activement à : – – La promotion de la paix sociale, de la cohésion communautaire et de l’unité nationale au sein de leurs localités respectives ;
– La vulgarisation de la nouvelle constitution en préparation, dont l’adoption est soumise à référendum le 21 septembre 2025 ;
– La sensibilisation et la mobilisation citoyenne en faveur d’un vote massif en faveur du texte fondamental.
Clôturant leur intervention, les ex-responsables locaux ont lancé un appel explicite au Général Doumbouya. En des termes empreints de respect et de solennité, ils ont « humblement sollicité Son Excellence le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya à se porter candidat à la future élection présidentielle ». Une démarche qu’ils justifient par la nécessité de « pérenniser les acquis de la transition » et de « garantir la stabilité institutionnelle de la République ».
Ce soutien politique accru à l’AFP s’inscrit dans un contexte de recomposition du paysage politique guinéen, à mesure que le pays approche de la fin de sa période de transition. Le référendum constitutionnel de septembre constitue ainsi un jalon dans le calendrier de refondation annoncé par les autorités de Conakry.
Décryptage : Amadou Diallo














