À quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne référendaire prévue pour le 31 août 2025, le Bloc Libéral (BL) se dit satisfait de la garantie d’un temps d’antenne égal entre le camp du “OUI” et celui du “NON”. Toutefois, son président, Dr Faya Millimouno, joint ce samedi 23 août 2025, par notre rédaction, met en garde, l’égalité du temps de parole ne suffit pas.
« Nous allons veiller à ce que cette parité soit respectée, mais il faut aller au-delà. Si le camp du OUI utilise les moyens de l’État pour battre campagne, cela sera illégal, à moins que les mêmes moyens soient mis à la disposition du camp du NON », a-t-il déclaré.
Le BL exige non seulement la stricte équité dans les médias, mais aussi une représentativité équilibrée dans toutes les structures de gestion du processus électoral, depuis les bureaux de vote jusqu’à la commission centrale de centralisation. Pour Dr Millimouno, cette condition est essentielle pour garantir la transparence et la crédibilité du scrutin.
L’opposant souligne également la nécessité d’un traitement équitable des délégués des deux camps. « Il est évident que les délégués du camp du OUI seront pris en charge par des fonds publics. Il faut donc que ceux du camp du NON bénéficient du même traitement », insiste-t-il, rappelant que la transparence du processus sera un test crucial pour une sortie apaisée de la transition.
En revanche, Dr Millimouno se montre critique vis-à-vis de la gestion actuelle de la transition, notamment la conduite des affaires par la Primature, version Bah Oury. Selon lui, cette période se caractérise par « l’unilatéralisme », la répression et la fermeture de médias, contrairement aux tentatives de dialogue entreprises par les précédents Premiers ministres.
Le Bloc Libéral prévient que seule une parité effective, à tous les niveaux, pourra créer les conditions d’un référendum crédible et inclusif, et donner une chance réelle au pays de tourner la page de la transition dans la sérénité.
Aboubacar Sidiki Camara














