Sur l’axe routier reliant Manéah à Entag, en haute banlieue de Conakry, l’insalubrité atteint un niveau critique. Ce dimanche, notre équipe a constaté une scène tristement familière dans le Grand Conakry. Des montagnes d’ordures s’amoncellent le long de la route, sur plusieurs centaines de mètres.
À certains endroits, les déchets débordent littéralement sur la chaussée, réduisant la circulation à une seule voie. Cette route nationale, pourtant très fréquentée, est désormais jonchée de détritus de tout genre : sacs plastiques, restes alimentaires, débris ménagers. L’amoncellement, aggravé par la boue et les eaux stagnantes dues aux pluies, provoque d’importants embouteillages. Les odeurs pestilentielles mêlées aux gaz d’échappement rendent l’atmosphère difficilement supportable.
Ironie du sort, l’assainissement est officiellement l’une des priorités des autorités de la transition. Chaque premier samedi du mois est consacré à l’opération « Conakry ville propre ». Mais sur le terrain, l’image renvoyée est tout autre. Les efforts annoncés peinent à se traduire en actions concrètes et par conséquenten résultats visibles sur le terrain.
En attendant, les déchets s’entassent, la route se dégrade, et les populations subissent. Une urgence sanitaire et environnementale qui menace de s’aggraver, sous le regard impassible des autorités.
Amadou Diallo














