En marge de sa visite à Cosa, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est adressé aux jeunes, aux femmes et aux invités présents, livrant un message fort contre la manipulation politique et les violences instrumentalisées. « Il ne faudrait plus que des gens viennent vous donner de l’argent pour dire, sortez dans la rue, brûlez des pneus, alors qu’eux, ils sont tapis, en sécurité. On a été pendant longtemps instrumentalisés », a-t-il dénoncé, sous les applaudissements de l’assistance.
Il a poursuivi en interpellant directement son auditoire : « Qu’est-ce que ça a donné ? », a-t-il lancé, avant d’accuser certains acteurs sans les nommer d’avoir semé la division et la discrimination à des fins de pouvoir: « Leur objectif, c’était de diviser, diriger, discriminer, pour justifier leur maintien au pouvoir par n’importe quel moyen possible », a-t-il affirmé.
Selon lui, ceux qui rejettent aujourd’hui le projet de nouvelle Constitution « crachent sur la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la démocratisation ».
S’adressant particulièrement aux jeunes et aux femmes, Bah Oury a ravivé le souvenir des nombreuses victimes des crises passées. « Vous avez tous, soit des petits frères, soit des grands frères, soit des camarades qui sont dans les cimetières », a-t-il rappelé avec émotion.
Pour honorer leur mémoire, le Premier ministre a appelé à un engagement clair : « Prenez en charge ce projet constitutionnel comme étant la juste récompense qui leur revient de droit. »
Cette sortie s’inscrit dans une série d’initiatives du gouvernement visant à sensibiliser la population sur les enjeux de la nouvelle Constitution, présentée comme un tournant pour l’avenir institutionnel et démocratique de la Guinée.
Décryptage: Amadou Diallo














