Le tribunal provincial de Bioko a condamné mardi l’ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), Balthazar Ebang Engonga, à 8 ans de prison ferme et à une amende de 125,4 millions de francs CFA (environ 190.000 euros) pour détournement de fonds publics.
Selon Hilario Mitogo, directeur général de presse de la Cour suprême de justice de Malabo, l’ex-haut responsable était jugé aux côtés de plusieurs collaborateurs dans une affaire de corruption d’envergure. Le parquet avait requis jusqu’à 18 ans de réclusion.
Le procès, très attendu, s’est déroulé sous forte surveillance, dans un climat de tension. Déjà fragilisé par un scandale sexuel éclaté fin 2024, Balthazar Ebang Engonga était accusé d’avoir mis en place un système de transfert de fonds publics vers des comptes offshore.
Les juges ont retenu que des sommes comprises entre 5 et 125 millions de francs CFA (7.600 à 190.000 euros), présentées comme des frais de mission et de déplacement déjà couverts par l’État, avaient été utilisées à des fins personnelles.
Cette affaire, qui a secoué les cercles du pouvoir, implique également plusieurs femmes proches du dossier, poursuivies pour leur rôle dans la gestion de ces fonds.
Amadou Oury Barry














