Les fortes pluies qui se sont abattues en début de semaine sur la ville d’Ad-Damir, dans l’État du Nil, au nord de Khartoum, ont provoqué de graves inondations faisant au moins 9 morts et de lourds dégâts matériels, ont annoncé les autorités soudanaises.
Selon les premières estimations, près de 600 habitations ont été endommagées tandis qu’environ 3 500 hectares de terres agricoles ont été submergés. La protection civile a signalé que 5 quartiers de la ville demeurent encerclés par les eaux, compliquant l’accès aux zones touchées.
Les pluies diluviennes ont également submergé des portions de la route principale reliant Khartoum à Atbara, située à 300 kilomètres au nord de la capitale, entraînant une paralysie de la circulation dans la région.
Si la saison des pluies au Soudan s’étend habituellement de juin à septembre et affecte principalement le sud et le sud-est, ces dernières années les régions arides du nord ne sont pas épargnées, accentuant la vulnérabilité des populations locales.
Au Darfour, de fortes précipitations ont par ailleurs bloqué des routes et endommagé des ponts, entravant l’acheminement de l’aide humanitaire destinée à des milliers de déplacés.
Face à cette situation préoccupante, les services météorologiques ont émis, mardi 26 août 2025, une alerte orange pour Khartoum ainsi que pour les États du Nil et du Nil Blanc, avertissant d’un « risque élevé » de nouvelles pluies et orages dans les prochains jours.
Aboubacar Sidiki Camara














