À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, la Coordination Pays de Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée) a exprimé sa « profonde préoccupation » face à ce qu’elle considère de silence des parquets généraux près les Cours d’appel de Conakry et de Kankan.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les déclarations de Taliby Dabo, qui, lors d’une conférence de presse tenue le 24 août à son domicile de Kankan, a évoqué le cas de plusieurs figures de la société civile guinéenne portées disparues depuis plusieurs mois.
Selon TLP-Guinée, les disparitions concernent notamment :
* Oumar Sylla alias Foniké Menguè, coordinateur national du FNDC,
* Mamadou Billo Bah, responsable de la mobilisation du FNDC et coordinateur de TLP-Guinée,
* Habib Marouane Camara, journaliste et fondateur du site lerevelateur224.com,
* Saadou Nimaga, ancien secrétaire général du ministère des Mines et de la Géologie.
Pour l’organisation, l’inaction de la justice, malgré les « révélations citoyennes » de Taliby Dabo, constitue une violation grave de la dignité humaine et un affront aux droits fondamentaux, particulièrement en cette période de transition politique.
TLP-Guinée exhorte le gouvernement guinéen à prendre des mesures immédiates afin de faire toute la lumière sur les lieux de détention de ces citoyens.
Elle appelle également à une mobilisation internationale renforcée pour lutter contre l’impunité et garantir le respect des droits humains en Guinée.
La coordination invite enfin la société civile, les organisations de défense des droits humains ainsi que l’ensemble des citoyens guinéens à se mobiliser pour :
* exiger des parquets de Conakry et Kankan, la poursuite de Taliby Dabo,
* et révéler sans délai les auteurs, coauteurs et complices de ces disparitions forcées.
Selon l’ONG , la disparition forcée de citoyens guinéens continue de semer la douleur et l’inquiétude dans de nombreuses familles. Il est temps d’agir pour mettre fin à ces violations des droits humains », a déclaré TLP-Guinée dans son communiqué.
Amadou Oury Barry














