Le Bloc Libéral (BL) a tenu une conférence de presse ce lundi à la Maison des journalistes, à Conakry. Face aux médias, le président du parti, Dr Faya Millimono, entouré de plusieurs cadres de sa formation, a vivement critiqué la gouvernance du régime en place et appelé les citoyens à voter massivement « NON » au projet de nouvelle Constitution.
Le directeur de communication du parti, Ibrahim Mbemba Bah, a exhorté les Guinéens à transformer le scrutin du 21 septembre 2025 en un véritable vote sanction :
« Le problème de notre pays n’est pas lié aux lois ou aux textes, mais à l’intégrité, à l’honnêteté et à la qualité des hommes. Comme le 28 septembre 1958, date historique où la Guinée a dit NON à la colonisation et au général de Gaulle, nous appelons aujourd’hui encore nos compatriotes à dire NON à cette nouvelle Constitution. Contrairement à d’autres partis, nous ne prônons pas le boycott. Nous invitons chacun à aller voter et à glisser le bulletin NON dans l’urne », a-t-il déclaré.
Prenant la parole à son tour, Dr Faya Millimono a dressé un réquisitoire sévère contre le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), qu’il accuse d’avoir échoué dans la gestion du pays.
« En Guinée, un Président peut décider du jour au lendemain, de créer un ministère juste pour nommer un proche. Tout cela est contenu dans cette Constitution. Le plus grand danger vient du népotisme. À chaque nomination, ce ne sont ni la compétence ni l’intégrité ni l’expérience qui priment, mais l’appartenance ethnique. C’est ainsi que l’ethnocentrisme s’est enraciné dans la vie politique guinéenne », a-t-il fustigé.
Le Bloc Libéral a également pointé du doigt, la mauvaise gestion des finances publiques, accusant les autorités actuelles de détourner les ressources du pays au détriment du développement et du bien-être des populations.
Avec cette prise de position, le BL se démarque des partis qui soutiennent le projet de nouvelle Constitution et entend mobiliser ses militants, sympathisants et l’ensemble des Guinéens pour un rejet clair du texte lors du référendum.
Damba














