L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA), basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, exprime sa profonde inquiétude face à la dégradation de l’environnement médiatique et des libertés fondamentales en République de Guinée. C’est du moins ce que nous apprenons de sa communication faite le 29 août dernier, à travers son président, Yao Noël.
Dans un communiqué largement relayé dans la presse, l’organisation dénonce plusieurs incidents récents affectant les professionnels des médias. Parmi eux, l’interpellation qualifiée d’arbitraire de Mamoudou Boullèrè Diallo, Administrateur du site d’information Leguide.info, et l’agression physique du journaliste sportif Daouda Bah dans le quartier de Bomboly, en banlieue de Conakry. L’UJPLA considère ces actes comme des tentatives de muselement de la liberté d’expression.
L’Union s’alarme également de la décision datant du 27 août 2025 de la Haute Autorité de la Communication (HAC), interdisant aux médias de donner la parole aux partis politiques suspendus. Selon l’UJPLA, cette mesure constitue une atteinte grave à la liberté de presse et aux droits de l’Homme, piliers essentiels de toute société démocratique.
Rappelant que la liberté d’expression et de réunion sont des droits fondamentaux et inaliénables, l’UJPLA appelle les autorités guinéennes à prendre des mesures immédiates pour :
* Garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les journalistes ;
* Mettre fin aux restrictions qui entravent l’espace civique et médiatique ;
•Respecter les engagements internationaux, notamment la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ratifiée par la Guinée.
L’UJPLA réaffirme sa mobilisation pour défendre les droits des médias et protéger la liberté de la presse en Afrique. Elle encourage par ailleurs les professionnels du secteur à exercer leur métier avec rigueur, éthique et crédibilité, garants d’une contribution positive au développement démocratique et à l’État de droit.
Décryptage : Amadou Oury Barry














