Face aux nombreuses manifestations enregistrées ces dernières semaines dans les zones minières du pays, l’Inspecteur général du Travail, Mohamed Ouattara, est sorti de son silence pour clarifier les dispositions de la Convention collective des Mines et Carrières, notamment en ce qui concerne les salaires de base minimaux.
Lors d’une intervention télévisée lundi soir à la RTG, il a précisé les montants légaux applicables aux travailleurs du secteur. Selon la Convention, le salaire de base minimum pour un ouvrier non qualifié est fixé à 2 600 000 GNF pour les sociétés mères et à 1 820 000 GNF pour les sous-traitants. Pour les agents de maîtrise, les montants sont respectivement de 8 500 000 GNF (sociétés mères) et 5 950 000 GNF (sous-traitants).

Cette sortie de l’Inspecteur général du Travail vise à mettre fin aux spéculations et à apaiser les tensions liées à l’application de ces grilles salariales. Face aux désaccords persistants, la Commission d’Interprétation et de Conciliation de la branche professionnelle Mines et Carrières a annoncé qu’elle interviendra pour accompagner les parties dans une meilleure lecture de la Convention.

Mohamed Ouattara a annoncé l’organisation prochaine d’une tournée dans les zones minières concernées, afin d’engager le dialogue avec les différents acteurs: « Vu qu’il y a pas mal de soucis dans différentes sociétés, on a envisagé de mener une tournée, d’aller dans les zones où il y a un problème d’interprétation, pour mener les discussions qu’il faut », a-t-il indiqué.
L’Inspecteur général du Travail a également invité les travailleurs et leurs représentants syndicaux à formaliser leurs plaintes dans les règles, afin de permettre à l’Inspection de mieux les traiter.
Décryptage: Amadou Diallo














