La capitale guinéenne s’est réveillée ce mercredi sous des pluies diluviennes qui ont transformé plusieurs axes routiers en véritables torrents.
Se déplacer à Conakry relève presque de l’exploit. À Camayenne, l’accès est devenu particulièrement difficile. Même scénario à Taouyah, dans la commune de Ratoma, où la corniche reliant la Minière à Belle-Vue était méconnaissable : chaussée submergée, circulation totalement bloquée, voitures et motos immobilisées.
La situation est apparue encore plus critique du rond-point de Hamdallaye jusqu’à Commandanyah et bien au-delà . La route, noyée sous les eaux, a contraint de nombreux conducteurs à rebrousser chemin. Véhicules coincés, motos englouties et embouteillages interminables: les usagers, piégés, se plaignaient une circulation paralysée par les ruissellements.
« Face Ă ces dangers, j’ai dĂ» dire Ă mon conducteur de moto-taxi d’abandonner la tentative : Tiagool ko wawi, ko a lumbata, autrement dit, il valait mieux renoncer que s’exposer Ă l’impraticable », s’offusque Abdoullaye Sadio Bah, journaliste. Comme beaucoup d’autres citoyens, il se dit rĂ©voltĂ© par ces inondations qui perturbent le quotidien et mettent des vies en danger.
« Une fois de plus, les habitants se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans issue, dans une capitale fragilisée par les aléas climatiques et l’absence criante de solutions durables », déplore-t-il.
Dans d’autres quartiers de la capitale, le constat est identique. Redoutant de se retrouver piégés par les eaux, plusieurs citoyens ont préféré rester chez eux, sacrifiant leurs activités pour protéger leur vie.
Amadou Oury Barry














