Les tensions entre le Mali et l’Algérie franchissent un nouveau cap. Le gouvernement de la transition du Mali a officiellement déposé ce jeudi 4 septembre 2025, une requête introductive d’instance auprès de la cour internationale de justice (CIJ) contre la République Algérienne Démocratique et Populaire. Cette démarche marque une escalade sans précédent dans les relations déjà fragiles entre les deux pays voisins.
Selon nos confrères du site Seneweb, des autorités maliennes, cette plainte fait suite à la destruction d’un drone malien dans la région de Kidal, survenue dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025. Bamako accuse directement Alger d’avoir abattu l’appareil, dénonçant un « acte d’agression délibérée » sur son territoire souverain.
Le Mali reproche également à l’Algérie de n’avoir fourni aucune réponse officielle à ses demandes d’explication concernant cet incident. Pire encore, les autorités maliennes soupçonnent Alger de connivence avec des groupes armés qualifiés de terroristes, actifs dans le nord du pays.
Ce contentieux s’inscrit dans un climat diplomatique tendu. Lors de la 79e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État et porte-parole du gouvernement malien, avait publiquement mis en cause l’Algérie. Il avait accusé les diplomates algériens d’abriter des éléments terroristes, jetant ainsi une lumière crue sur les dissensions profondes entre les deux pays.
La plainte malienne devant la CIJ pourrait avoir des répercussions importantes sur les équilibres régionaux, dans un contexte déjà marqué par une insécurité persistante au Sahel. Pour l’heure, Alger n’a pas encore officiellement réagi à cette action judiciaire internationale.
Aboubacar Sidiki Camara














