À la veille de la manifestation annoncée par les Forces Vives de Guinée (FVG), prévue ce vendredi 5 septembre 2025, notre rédaction poursuit sa tournée dans les communes concernées par l’itinéraire prévu. À Matoto, le président de la délégation spéciale, contacté ce jeudi, a été formel, toute forme de manifestation est suspendue jusqu’à nouvel ordre: « Jusqu’à preuve du contraire, tant que cette suspension n’est pas levée, aucune manifestation n’est autorisée », a insisté Moussa Diallo.
Selon lui, Matoto est une commune axée sur le développement et la paix, et toute initiative pouvant perturber cet équilibre ne sera pas tolérée: « Aucune manifestation n’est autorisée. Ce n’est pas une question de mouvance ou d’opposition. Ce sont les manifestations en général qui sont interdites. Oui, les manifestations de casse, de colère, de brûlure,… »
Il précise toutefois une exception:« À moins qu’il ne s’agisse de manifestations religieuses, il y a cette différence-là. Les événements religieux sont tolérés. Mais toute autre forme de manifestation est suspendue pour nous. »
Par ailleurs, Moussa Diallo pointe du doigt la responsabilité des parents, qu’il estime trop absents face à l’engagement de leurs enfants dans les manifestations: « Ce sont les pères de famille qui laissent leurs enfants sortir. C’est de l’irresponsabilité. On ne construit pas un pays avec la violence, on ne construit pas un pays en allant dans la rue faire des casses, on ne construit pas un pays en se dressant les uns contre les autres. »
Et d’ajouter, sur un ton préventif: « Pour le moment, nous partons du principe que personne ne descendra dans la rue et que tout le monde respectera la décision. Mais si quelqu’un sort, c’est la loi qui sera appliquée. Donc nous restons sur cette voie-là. »
Comme à Matam ou à Ratoma, la manifestation projetée par les Forces Vives n’est pas autorisée dans la commune de Matoto. Les autorités locales entendent maintenir l’ordre public et appellent à la retenue de tous les citoyens.
Décryptage: Amadou Diallo














