À la suite de l’audience tenue ce mercredi 3 septembre 2025, les avocats de l’artiste Mohamed Seydouba Bangoura connu sous le nom de Singleton se sont exprimés avec un optimisme prudent, malgré le rejet de leur demande de mise en liberté provisoire de leur client.
Maître Ousmane Simakan, avocat de la défense, a salué la décision du tribunal tout en rappelant que cette étape ne marque pas la fin de la procédure. « Ce n’est que partie remise », a-t-il déclaré. Selon lui, la demande de mise en liberté provisoire peut être renouvelée à tout moment au cours de la procédure. L’équipe de défense espère que la semaine prochaine, le tribunal statuera favorablement et permettra à leur client de retrouver temporairement la liberté.
Face aux accusations, l’avocat s’est voulu rassurant : « Il y a un constat établi par des autorités habilitées par l’État. Entre un témoignage et un écrit officiel, il faut se demander ce que le tribunal retiendra. Nous n’avons rien à craindre, même s’ils font comparaître 10 000 témoins. »
Sur la question du pardon évoqué par la partie civile, Me Simakan a tenu à clarifier les choses : « Il ne s’agit pas d’un désistement. La famille a pardonné, mais cela ne signifie pas qu’elle renonce à la procédure. On peut pardonner et tout de même demander justice ou réparation. »
De son côté, la partie civile représentée par Me Aboubacar Camara a rappelé la gravité des faits. « Cette affaire a interpellé toute la société guinéenne. Nous avons une veuve et 11 enfants laissés dans la détresse. Même s’il y a eu pardon, justice doit être rendue. »
La partie civile affirme également disposer d’éléments cruciaux, notamment une image du jour des faits montrant la manière dont Singleton conduisait. Cette preuve, selon Me Camara, sera présentée lors de la prochaine audience, prévue dans une semaine. Par ailleurs, plusieurs témoins cités par le ministère public seront également entendus.
« Si le tribunal applique correctement les textes de loi en vigueur, alors il n’aura fait que son devoir », a conclu l’avocat de la partie civile.
En attendant la reprise des débats, prévue dans huit jours, les deux camps se préparent à une nouvelle phase de la procédure qui s’annonce déterminante pour l’issue du procès.
Aboubacar Sidiki Camara














